Cette forêt nous protège, préservons-la !

Le sentier panoramique fait partie des randonnées les plus fréquentées de l’Alpe d’Huez. Facilement accessible depuis la station, il traverse une forêt plantée par des habitants arbre par arbre. Depuis, elle joue chaque hiver un rôle discret mais vital : protéger des avalanches. Pour qu’elle continue, elle a besoin de soins.

Une forêt née d’une nécessité

Des avalanches ont ravagé la station et la route en 1940, 1950 et 1961. Les habitants ont alors planté eux-mêmes, à la pioche, des milliers d’arbres (pins à crochet, mélèzes, épicéas) sur 66 hectares. Aujourd’hui, cette forêt vous protège chaque hiver — en silence

Trop serrés, les arbres s’affaiblissent

En poussant trop proches les uns des autres, les arbres deviennent grands mais grêles, mal enracinés, fragiles. L’ensemble, entièrement artificiel, est devenu instable. Le sous-bois s’assombrit, la faune et la flore disparaissent. Et surtout : un arbre chétif protège moins bien des avalanches !

Ce qui se passe ici : des soins, pas une coupe !

On retire 1 arbre sur 5 — les plus chétifs — pour que les autres puissent s’épanouir : branches larges, racines profondes, tronc solide. Les troncs coupés restent à 1,20 m du sol : ancrés dans la neige, ils freinent encore les avalanches. La forêt en sortira plus belle et plus forte

Pour prodiguer ces soins, il faut élargir le sentier. Pourquoi ?

  • Le chemin va être élargi de 1,5m à 4m :
  • Pour évacuer le bois coupé avec un tracteur ou par traction animale
  • Permettre aux pompiers d’intervenir en cas d’incendie (il y en a déjà eu par le passé)
  • Améliorer son accessibilité à tous les publics

➡️​ A savoir :

  • Le bois coupé sera valorisé : artisan, petits ouvrages (barrière), bûche de chauffage
  • De nouvelles essences vont être plantées en prenant en compte le changement climatique : pin laricio de Corse, de Calabre, chêne méditerranéen, alisier blanc …

🙏 Pas d’inquiétude !

  • Ces travaux sont déclarés en préfecture et encadrés par l’Office national des forêts.
  • L’impact sur les cours d’eau et le milieu aquatique est encadré
  • Ils sont réalisés entre septembre et novembre, hors période de nidification et touristique